Bible-tube.com La tragédie des siècles 14

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PROPHÉTIES ACCOMPLIES

Lorsque le printemps de 1844 fut passé, ceux qui avaient attendu le retour du Christ pour cette époque furent, durant quelque temps, plongés dans le doute et le désarroi. Le monde les considérait comme terrassés et convaincus de s'être attachés à une illusion; cependant, la Parole de Dieu restait leur source de consolation. Beaucoup d'entre eux continuèrent de sonder les Écritures. Ils soumirent les bases de leur foi à un nouvel examen, et étudièrent les prophéties avec le plus grand soin pour y puiser de nouvelles lumières.
Le témoignage biblique semblait réellement confirmer leurs vues. Des signes incontestables indiquaient la proximité du retour du Seigneur. La puissance du Saint-Esprit, qui s'était manifestée tant par la conversion des pécheurs que par un renouveau de vie spirituelle parmi les croyants, avait prouvé que le message était du ciel. Et, bien qu'ils ne fussent pas à même d'expliquer leur désappointement, ils étaient convaincus que Dieu les avait dirigés.
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Dans les prophéties qui, croyaient-ils, s'appliquaient au temps de la seconde venue du Christ, se trouvaient des instructions qui convenaient remarquablement à leur état d'incertitude et les encourageaient à attendre patiemment et avec foi que leur situation s'éclaircit.

Parmi ces prophéties se trouvait celle du livre d'
Habacuc 2.1-4 : « J'étais à mon poste, et je me tenais sur la tour; je veillais, pour voir ce que l'Éternel me dirait, et ce que je répliquerais après ma plainte. L'Éternel m'adressa la parole, et il dit : Écris la prophétie : grave-la sur des tables, afin qu'on la lise couramment. Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; si elle tarde, attends-la, car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement... Le juste vivra par sa foi. »

Dès 1842, le conseil donné dans cette prophétie d'écrire la vision prophétique et de la « graver sur des tables afin qu'on puisse la lire couramment », avait suggéré à Charles Fitch la préparation d'un tableau prophétique illustrant les visions de Daniel et de l'Apocalypse. La publication de ce tableau fut considérée comme accomplissant l'ordre donné par Habacuc. Personne, toutefois, ne remarqua alors dans cette même prophétie un délai apparent, un temps d'attente. Après le désappointement, cette déclaration parut très significative : « Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas : si elle tarde, attends-la, car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement... Le juste vivra par sa foi. »

Le fragment suivant de la prophétie d'Ezéchiel était aussi une source de force et de consolation pour les croyants : La parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, que signifient ces discours moqueurs que vous tenez dans le pays d'Israël : Les jours se prolongent, et toutes les visions restent sans effet? C'est pourquoi dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel :... Les jours approchent, et toutes les visions s'accompliront... Je parlerai; ce que je dirai s'accomplira, et ne sera plus différé... Voici, la maison d'Israël dit : Les visions qu'il a ne sont pas près de s'accomplir; il prophétise pour des temps éloignés. C'est pourquoi dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Il n'y aura plus de délai dans l'accomplissement de mes paroles; la parole que je prononcerai s'accomplira, dit le Seigneur, l'Éternel. » (
Ézéchiel 12.21-25, 27, 28)jesus christ sauve, évangile selon jésus christ, mission chrétienne

Ces paroles furent une source de joie pour les fldèles dans l'attente. Celui qui, au travers des siècles, voit la fin dès le commencement avait prévu leur désappointement, et leur avait envoyé des paroles d'encouragement et d'espérance. À cette heure critique, sans ces portions de l'Écriture qui les exhortaient à attendre patiemment et à ne pas perdre confiance en la Parole de Dieu, leur foi eût sombré.

La parabole des dix vierges illustre aussi la crise que traversait le peuple adventiste. En réponse à cette question des disciples : « Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? », le Sauveur avait esquissé à grands traits l'histoire du monde et de l'Église depuis sa première venue jusqu'à son retour. Il avait mentionné la destruction de Jérusalem, la grande affliction de l'Église sous les persécutions païennes et papales, l'obscurcissement du soleil et de la lune et la chute des étoiles. Parlant ensuite de l'établissement de son royaume, Jésus leur avait donné une parabole représentant les deux catégories de personnes qui attendraient sa venue. Puis il avait ajouté : « Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges. » Il est ici question de l'Église des derniers jours, de celle qui est mentionnée dans la dernière partie du chapitre précédent. Son histoire est comparée aux incidents d'un mariage oriental.jesus christ sauve, évangile selon jésus christ, mission chrétienne

« Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux; allez à sa rencontre! » (
Matthieu 25.1-6)

Pour les croyants de 1844, la venue de l'époux représentait le retour de Jésus annoncé par le message du premier ange. Le grand mouvement de réforme opéré par la proclamation de ce retour correspondait aux dix vierges allant à la rencontre de l'époux. Cette parabole représente deux classes de personnes. Toutes les vierges avaient pris leurs lampes -- l'Écriture sainte -- et étaient sorties pour aller à la rencontre de l'époux. Mais tandis que les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas fait provision d'huile, les sages avaient pris, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Ces dernières avaient reçu la grâce de Dieu, la puissance régénératrice et lumineuse du Saint-Esprit, qui fait de sa Parole une lampe « à nos pieds et une lumière sur notre sentier ». Elles avaient étudié les Écritures dans la crainte de Dieu pour y découvrir la vérité, et recherché avec ardeur un coeur pur et une vie sainte. Leur expérience religieuse était personnelle, et leur foi en Dieu et en sa Parole était telle que ni les désappointements ni les délais ne pouvaient la renverser.

Les autres vierges, « en prenant leurs lampes, n'avaient point pris d'huile avec elles ». Le message solennel qu'elles venaient d'entendre avait excité leurs craintes, mais elles s'étaient reposées sur la foi de leurs frères. Elles s'étaient contentées de la lumière vacillante de leurs émotions, sans avoir parfaitement compris la vérité, et sans que l'oeuvre réelle de la grâce se fût opérée dans leur coeur. Elles étaient allées au-devant de l'époux dans la joyeuse perspective d'une récompense immédiate, mais nullement préparées à un délai ou à une déception. Quand vint l'épreuve, leur lumière pâlit et leur foi les abandonna.

« Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. » Le retard de l'époux représente la vaine attente du Seigneur au temps fixé, le désappointement qui s'ensuivit et l'apparent délai apporté à l'accomplissement de la prophétie. En ce temps d'incertitude, la foi des croyants superficiels et des demi-convertis ne tarda pas à fléchir; mais ceux dont la foi reposait sur une connaissance personnelle des Écritures avaient pris pied sur un rocher que les vagues du désespoir ne pouvaient ébranler. Il est dit dans la parabole des dix vierges que « toutes s'assoupirent et s'endormirent », les unes dans l'insouciance et l'abandon de leur foi, les autres dans l'attente patiente d'une plus abondante lumière. Ces dernières elles-mêmes semblèrent perdre une partie de leur zèle et de leur ardente piété. Ainsi, lors du grand désappointement de 1844, chaque croyant dut tenir ferme ou tomber pour son propre compte.

Alors, on vit surgir une vague de fanatisme. Plusieurs de ceux qui avaient professé un grand zèle pour le message, cessant de reconnaître la Parole de Dieu comme guide unique et infaillible, devinrent, tout en se disant guidés par l'Esprit, les jouets de leurs sentiments, de leurs impressions et de leur imagination. Ces exaltés s'élevaient violemment contre tous ceux qui se refusaient de les suivre. Leurs extravagances, désapprouvées par la plupart des adventistes, n'en attirèrent pas moins l'opprobre sur la cause de la vérité.

Satan usait de ce moyen pour enrayer et détruire l'oeuvre de Dieu. Les gens avaient été profondément ébranlés par le mouvement adventiste; des milliers de pécheurs s'étaient convertis, et des hommes fidèles continuaient à se consacrer à la proclamation de la vérité. Le prince des ténèbres, qui perdait ses sujets, s'efforçait ainsi de pousser aux extrêmes, par ses séductions, certains croyants. Ses agents, aux aguets, s'emparaient de toute erreur, de toute faute, de toute inconvenance, les exagéraient démesurément aux yeux du monde et ridiculisaient les adventistes et leurs croyances De cette façon, plus étaient nombreux les inconvertis que l'ennemi pouvait attirer à la foi adventiste et faire passer pour les représentants authentiques de celle-ci, plus était grand l'avantage qu'il pouvait en tirer pour sa cause.

En sa qualité d'« accusateur des frères », Satan est toujours actif là où Dieu travaille au salut des âmes. Il pousse certains hommes à mettre en évidence les erreurs et les défauts des enfants de Dieu, tout en passant sur leurs bonnes oeuvres. Dans tout réveil, il s'efforce d'introduire des gens non sanctifiés et mal équilibrés. Dès que ceux-ci ont accepté certains points de la vérité et se sont fait recevoir parmi les croyants, il se sert d'eux pour insinuer des théories propres à égarer les mal avisés. On n'est pas nécessairement un vrai chrétien parce qu'on se trouve dans la société, dans l'assemblée des enfants de Dieu, ou même auprès de la table sainte. Satan se trouve souvent là aux moments les plus solennels, dans la personne d'agents à son service.

Le prince des ténèbres dispute chaque pouce de terrain à ceux qui s'avancent vers la cité céleste. Toute l'histoire de l'Église prouve que jamais réforme n'a progressé sans se heurter à de sérieux obstacles. Il en fut ainsi aux jours de Paul. Partout où l'apôtre fondait des églises, il rencontrait des gens qui, tout en professant la foi, s'efforçaient d'y introduire des hérésies capables d'éclipser l'amour de la vérité. Luther connut des moments de véritable angoisse à cause d'individus prétendant que Dieu parlait directement par leur bouche, et qui plaçaient leurs opinions au-dessus du témoignage des Écritures. Ces gens séduisaient des esprits peu avancés dans la foi et la piété, mais présomptueux et amateurs de nouveautés, qui se joignaient à eux pour renverser ce que Dieu avait édifié. Les frères Wesley et d'autres revivalistes, grands par leur foi et leur activité au service de Dieu, se sont de même vus à chaque pas exposés aux rets de Satan par la faute de personnes trop zélées, mal équilibrées et inconverties, ayant versé dans toutes les formes du fanatisme.

William Miller ne se montra pas tendre envers la tendance au fanatisme. Il déclara, comme Luther, qu'il fallait éprouver tous les esprits par la Parole de Dieu. « Le diable, disait-il, exerce de nos jours un puissant ascendant sur une certaine classe de gens. Comment distinguer l'esprit dont ils sont animés? Le Seigneur répond que c'est à leurs fruits qu'on les reconnaîtra... "Plusieurs faux prophètes ayant paru dans le monde", il nous est ordonné d'éprouver les esprits. Un esprit qui ne nous pousse pas à vivre sagement, sobrement et pieusement dans le temps présent n'est pas celui de Dieu. Je suis de plus en plus convaincu que Satan est pour beaucoup dans ces idées excentriques... Il en est plusieurs parmi nous qui, se disant entièrement sanctifiés, suivent les traditions des hommes et sont apparemment aussi ignorants de la vérité que d'autres qui n'ont pas de telles prétentions. » (Bliss, Memoirs of William Miller, p. 236, 237) « L'esprit d'erreur nous entraîne loin de la vérité, tandis que l'Esprit de Dieu nous conduit dans la vénité. Vous direz peut-être qu'on peut se trouver dans l'erreur tout en se croyant dans la vérité. Que faut-il en conclure? Voici notre réponse : L'Esprit et la Parole sont d'accord. Celui qui, soumis à la Parole de Dieu, se trouve en parfait accord avec elle, prise dans son intégralité, a le droit de se croire dans la vérité. Mais s'il s'aperçoit que l'esprit dont il est animé ne s'accorde pas avec tout ce qui est écrit dans la loi, dans le livre de Dieu, qu'il se garde de tomber dans les pièges du diable. » (The Advent Herald and Signs of the Times Reporter, vol. VIII, no 23, 15 janvier 1845) « Un regard brillant, une joue humide, un sanglot m'ont souvent donné de meilleures preuves de la piété intérieure d'une personne que tout le bruit de la chrétienté. » (Bliss, Memoirs of William Miller, p. 282)

Les adversaires de la Réforme rendaient responsables du fanatisme les hommes mêmes qui travaillaient avec le plus de zèle à le combattre. Les détracteurs du mouvement adventiste eurent une attitude semblable. Non contents de déformer les faits et d'exagérer les erreurs des extrémistes et des fanatiques, ils répandaient des bruits malveillants dénués de toute véracité : Ces gens étaient poussés par les préjugés et par la haine. La proclamation de l'imminence du retour du Christ troublait leur paix. Ils craignaient que ce message ne fût vrai, tout en espérant qu'il n'en fût rien. Tel était le secret de leur guerre contre les adventistes et leurs croyances.

Le fait que quelques fanatiques s'étaient introduits dans les rangs des adventistes n'était pas une raison plus plausible de prendre parti contre ce mouvement que la présence de fanatiques et de séducteurs dans l'Église aux jours de Paul on de Luther ne fut un motif de condamner l'oeuvre de l'apôtre et celle du réformateur. Que le peuple de Dieu se réveille et entreprenne une oeuvre sérieuse de conversion et de réforme, qu'il sonde les Écritures pour y trouver la vérité telle qu'elle est en Jésus, qu'il se consacre entièrement à Dieu, et l'on ne tardera pas à voir Satan, toujours sur le qui-vive, manifester sa puissance par toute espèce de séductions et appeler à son aide tous les anges déchus de son empire.

Le fanatisme et la division ne furent pas engendrés par la proclamation de la seconde venue du Christ. Ces manifestations apparurent dans le courant de l'été de 1844, alors que les adventistes étaient dans le doute et la perplexité quant à leur position. La proclamation du message du premier ange et du « cri de minuit avait eu pour effet direct de combattre le fanatisme et la dissension. La concorde régnait parmi ceux qui participaient à cette oeuvre solennelle. Ils avaient le coeur débordant d'amour les uns pour les autres, ainsi que pour celui qu'ils espéraient voir sous peu. Leur foi et leur bienheureuse espérance les élevaient au-dessus de toute influence humaine et leur servaient de bouclier contre les assauts de Satan.

« Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre! Alors toutes ces vierges se réveillèrent et préparèrent leurs lampes. » Dans le courant de l'été de 1844, ce message fut proclamé dans les termes mêmes de l'Écriture : « Voici l'époux! Voici l'époux! » Ce moment marquait le milieu de la période comprise entre la date où l'on avait d'abord pensé que les deux mille trois cents jours prendraient fin et l'automne de la même année où l'on avait découvert ensuite qu'ils aboutissaient.

Ce mouvement fut déterminé par la découverte du fait que le décret d'Artaxerxès ordonnant la restauration de Jérusalem, décret qui fixe le point de départ de la période des deux mille trois cents ans, était entré en vigueur en l'automne de l'année 457 avant Jésus-Christ, et non au commencement, comme on l'avait cru d'abord. En prenant l'automne de l'année 457 pour point de départ des deux mille trois cents ans, cette période se terminait en l'automne de 1844. (Voir le diagramme des périodes prophétiques, dans le chapitre intitulé : Un réformateur américain, et l'Appendice.)

Des arguments tirés des symboles de l'Ancien Testament montraient aussi que c'était en automne que devait avoir lieu l'événement figure par la « purification du sanctuaire ». La chose devint évidente quand on prit garde à la façon dont ces symboles s'étaient accomplis lors de la première venue de Jésus.

L'immolation de l'agneau pascal préfigurait la mort du Sauveur; saint Paul le dit : « Christ, notre Pâque, a été immolé. » (
1 Corinthiens 5.7) La gerbe des prémices, agitée devant l'Éternel au temps de la Pâque, était un type de la résurrection de Jésus. En effet, en parlant de la résurrection du Seigneur et de tous les élus, Paul écrit : « Tous revivront en Christ... Christ comme prémices; puis, ceux qui appartiennent à Christ lors de son avènement. » Comme la gerbe agitée représentait les premières céréales cueillies avant la moisson, Jésus est les prémices de l'immortelle moisson des rachetés qui sera introduite dans Ies greniers célestes an grand jour de la résurrection.

Ces types s'accomplirent non seulement quant à l'événement, mais aussi quant au temps. Au quatorzième jour du premier mois juif, qui était la date immuable où, depuis quinze longs siècles, l'agneau pascal était immolé, Jésus -- après avoir participé à la Pâque avec ses disciples -- institua le symbole qu'il destinait à commémorer sa mort en sa qualité d'« agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ». En cette même nuit, Jésus était saisi par des mains brutales et conduit au supplice de la croix. Enfin, en sa qualité d'antitype de la première gerbe, comme « prémices de ceux qui sont morts », notre Seigneur fut ressuscité le troisième jour. C'était une représentation de tous les justes qui ressusciteront lorsqne le « corps de leur humiliation » sera rendu semblable « au corps de sa gloire ». (
Philippiens 3.21)

Les types se rapportant à la seconde venue du Christ doivent de même s'accomplir conformément au symbolisme lévitique. Sous le régime mosaïque, la purification du sanctuaire au grand jour des propitiations tombait sur le dixième jour du septième mois juif. (
Lévitique 16.29-34) Ce jour-là, le souverain sacrificateur -- après avoir fait propitiation pour tout Israël et éliminé ainsi tous les péchés accumulés dans le sanctuaire -- sortait du lieu très saint pour bénir le peuple. On en conclut que Jésus-Christ, notre sonverain sacrificateur suprême, apparaîtrait pour purifier notre terre par la destruction du péché et des pécheurs, et apporterait à son peuple la couronne de l'immortalité. Le dixième jour du septième mois, grand jour des propitiations et de la purification du sanctuaire, qui, en 1844, tombait sur le 22 octobre, fut considéré comme étant la date du retour du Christ. Cela était conforme aux preuves établissant que les deux mille trois cents jours aboutissaient en automne, et la conclusion semblait évidente.

Dans la parabole des dix vierges, le temps d'attente et de somnolence est suivi de la venue de l'époux. Cela concordait avec les arguments qui précèdent, tirés à la fois de la prophétie et de la symbolique mosaïque. Tout cela parut aux fidèles d'une solidité inébranlable et des milliers de voix s'unirent pour faire entendre « le cri de minuit ».

Le mouvement se répandit dans le pays comme un raz de marée et se propagea de ville en ville et de village en village jusque dans les localités les plus reculées. Devant ce réveil et cette proclamation, le fanatisme disparut comme la gelée blanche sous les chauds rayons du soleil. Les doutes et les incertitudes des croyants se dissipèrent; l'espérance et le courage ranimèrent tous les coeurs. L'oeuvre était exempte des excentricités engendrées par l'agitation humaine non contrôlée par l'Esprit et la Parole de Dieu. Ce mouvement était pareil aux temps d'humiliation et de retour à Dieu qui, chez l'ancien Israël, accompagnaient parfois l'intervention des prophètes. Il portait les caractéristiques des vrais réveils de tous les siècles : peu d'exaltation, mais beaucoup de sincérité dans la confession des péchés et dans le renoncement au monde. On persévérait dans la prière et on se consacrait entièrement à Dieu. Se préparer pour la venue du Seigneur, tel était le grand souci de chacun.

Miller décrivait ainsi ce réveil : « On ne voit pas de grandes manifestations de joie : il semble qu'on les réserve pour le jour où le ciel et la terre s'uniront dans une allégresse inénarrable et glorieuse. On n'entend point d'acclamations : cela aussi est réservé pour le moment où retentira la voix de l'archange. Les chanteurs sont silencieux : ils attendent le moment de se joindre aux choeurs angéliques... Il n'y a pas de divergences de vues : tous ne sont qu'un coeur et qu'une âme. » (Bliss, Memoirs of William Miller, p. 270, 271)

Un autre témoin oculaire rendait ce témoignage : « L'attente du Christ produisait partout un sérieux retour sur soi-même et une profonde humiliation devant le Dieu des cieux. Elle bannissait les choses du monde, remplaçait les controverses et les animosités par la confession réciproque des offenses. D'humbles et ferventes prières, arrosées de larmes, imploraient de Dieu l'assurance de son pardon. L'abdication et la reddition du moi devant Dieu dépassaient tout ce que nous avions jamais vu. Selon la prédication de Joël relative au jour de l'Éternel, on "déchirait son coeur et non ses vêtements", on "retournait à l'Éternel avec jeûnes, larmes et lamentations". Conformément à la promesse de Dieu à Zacharie, un "esprit de grâce et de supplication était répandu" sur ses enfants; ils "tournaient les regards vers celui qu'ils avaient percé", "le deuil était grand dans le pays... et ceux qui attendaient le Seigneur humiliaient leur âme" devant lui. » (Bliss, dans le Advent Shield and Review, vol. I, p. 271 (janv. 1845)

De tous les grands mouvements religieux qni se sont succédé depuis les jours des apôtres, aucun n'a été moins entaché par les imperfections humaines et les pièges de Satan que celui de l'automne de 1844. (Ces lignes s'écrivaient en 1884) Aujourd'hui encore, après bien des années, tous ceux qui participèrent à ce mouvement et qui sont restés dans les mêmes convictions, ressentent l'influence bénie de ce puissant réveil et témoignent qu'il fut l'oeuvre de Dieu.

An cri de : « Voici l'époux, allez à sa rencontre! » les vierges « se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes ». On s'était mis à étudier la Parole de Dieu avec un intérêt et une ferveur inconnus jusqu'alors. Des anges du ciel avaient été envoyés auprès des fidèles abattus pour relever leur courage et les préparer à recevoir le message. Cette oeuvre ne s'appuyait pas sur la sagesse ou l'érudition de l'homme, mais sur la puissance de Dieu. Les hommes qui, les premiers, entendirent l'appel et obéirent n'étaient pas les mieux doués, mais les plus humbles et les plus pieux. Versant des larmes de joie, des fermiers avaient délaissé leur moisson dans les champs, et des artisans avaient quitté leurs ontils pour aller porter l'avertissement. Les chefs spirituels furent parmi les derniers à adhérer à ce mouvement. Les églises, en général, fermèrent leurs portes à ce message, et furent abandonnées par un grand nombre de ceux qui le reçurent. Par la volonté de Dieu, cette proclamation se joignait à celle du second message et redoublait sa puissance.

Le message : « Voici l'époux! » ne devait pas, bien qu'il fut basé sur des preuves bibliques formelles, se diffuser au moyen de controverses mais grâce à sa puissance irrésistible qui remuait les âmes. Les douteurs et les ergoteurs se taisaient. Loins de l'entrée triomphale à Jérusalem, les gens venus de toutes les parties du pays pour la fête de Pâque s'étaient portés en foule vers le mont des Oliviers à la rencontre du cortège qui escortait Jésus. Emportés par l'enthousiasme général, ils avaient joint leurs voix au cri : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! » (
Matthieu 21.9 Il en fut de même des incroyants qui se pressaient dans les réunions adventistes, soit par curiosité, soit par dérision : tous étaient subjugués par la puissance de ce message : « Voici l'époux! »

À ce moment-là, on vit se manifester la foi que Dieu exauce, la foi qui compte sur la rémunération. Comme des ondées sur une terre altérée, l'Esprit de grâce descendit sur ceux qui cherchaient Dieu avec ferveur. Sachant qu'ils se trouveraient bientôt face à face avec leur Rédempteur, ils éprouvaient une joie solennelle et inexprimable. La puissance du Saint-Esprit, richement répandue sur les âmes fidèles, remuait, attendrissait, fondait les coeurs endurcis. Le temps où ils s'attendaient à recevoir leur Sauveur les trouva circonspects et graves. Chaque matin, leur premier souci était de s'assurer qu'ils étaient en paix avec Dieu. Ils priaient beaucoup les uns avec les autres et les uns pour les autres, se réunissant fréquemment dans des lieux retirés pour entrer en communion avec Dieu. Des champs et des bosquets, montaient vers le ciel des louanges et des supplications. L'approbation du Seigneur leur était plus précieuse que la nourriture corporelle. Si quelque nuage venait obscurcir leur âme, ils n'avaient ni trève ni repos qu'il ne fût dissipé. Le témoignage intime du pardon divin les faisait aspirer à contempler celui qu'ils adoraient.

Mais une nouvelle déception attendait les fidèles. Le temps fixé passa et, bien qu'ils l'eussent attendu avec une confiance inébranlable, le Sauveur n'était pas venu. Ils éprouvèrent alors une douleur semblable à celle que ressentit Marie lorsqu'elle vit que le tombeau du Seigneur était vide, et qu'elle s'écria en sanglotant : « Ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis! » (
Jean 20.13)

La foule des incrédules, en proie à une terreur secrète à la pensée que le message pût être vrai, avait observé une certaine réserve, et ce sentiment ne disparut pas aussitôt après la date fatidique. Ils n'osèrent pas, tout d'abord, devant ces gens plongés dans la tristesse, se prévaloir de leur triomphe. Mais, ne voyant paraître aucun signe de la colère de Dieu, ils s'enhardirent et donnèrent libre cours aux moqueries et aux sarcasmes. Beaucoup de ceux qui avaient prétendu croire au retour du Christ renoncèrent à leur foi. Quelques-uns, qui avaient affiché une grande assurance, étaient tellement blessés dans leur amour-propre qu'ils auraient voulu se retirer du monde. Comme Jonas, ils murmuraient contre Dieu, la mort leur paraissant préférable à la vie. Ceux qui avaient fait reposer leur foi sur les opinions des autres et non sur la Parole de Dieu étaient maintenant prêts à changer de croyance. Les moqueurs attirèrent les faibles et les lâches dans leurs rangs, et tous s'unirent pour affirmer que, désormais, il n'y avait plus de raisons de craindre ou d'attendre quoi que ce fût. Le temps avait passé, le Seigneur n'était pas revenu et le monde pouvait rester tel quel encore des milliers d'années!

Les croyants sincères avaient tout abandonné pour leur Sauveur. Jouissant de sa présence comme jamais auparavant, ils étaient convaincus d'avoir donné au monde l'avertissement suprême. S'attendant à être bientôt reçus auprès de leur divin Maître et des anges, ils s'étaient presque entièrement retirés de la société de ceux qui avaient refusé le message. Ils avaient fait monter vers le ciel cette prière ardente : « Viens, Seigneur Jésus! » Et il n'était pas venu! Reprendre le harnais des tracas et des soucis de la vie, et, surtout, affronter les lazzis et les railleries d'un monde profane, c'était pour leur foi et leur patience une épreuve effrayante.

Pourtant, cette déception n'était pas aussi grande que l'avait été celle des disciples lorsque le Sauveur était entré triomphalement dans Jérusalem. Croyant leur Maître sur le point de prendre possession du trône de David et de délivrer Israël de ses oppresseurs, débordants de joie, ils avaient rivalisé de zèle pour honorer leur Roi. Plusieurs avaient fait de leurs vêtements ou de branches de palmiers un tapis sur son chemin. Dans leur enthousiasme, ils avaient poussé cette joyeuse acclamation : « Hosanna au Fils de David! » Quand les pharisiens, troublés et irrités par ces joyeuses manifestations, avaient invité Jésus à reprendre ses disciples, il leur avait répondu : « S'ils se taisent, les pierres crieront. » (
Luc 19.40) Cette scène prédite devait s'accomplir, et la joie des disciples, bien qu'ils allassent au-devant de la plus cruelle désillusion, réalisa le dessein de Dieu. En effet, quelques jours après cette scène, ils voyaient l'effondrement de leurs espérances devant leur Sauveur agonisant sur la croix, puis couché dans la tombe. Ils ne discernèrent l'accomplissement des prophéties que lorsqu'ils eurent constaté la victoire de Jésus sur le sépulcre. (Actes 17.3)

Cinq siècles auparavant, pan le prophète Zacharie, Dieu avait dit : « Sois transportée d'allégresse, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d'une ânesse. » (
Zacharie 9.9) Si les disciples avaient su que Jésus allait au-devant de la mort, jamais ils n'auraient pu accomplir cette prophétie.

En donnant leur message au monde, Miller et ses collaborateurs avaient, de même, accompli une prédiction qu'ils n'avaient jamais pu réaliser s'ils avaient compris les prophéties annonçant leur désappointement et la prédication d'un message ultérieur destiné à toutes les nations avant le retour du Seigneur. Les messages du premier et du second ange furent proclamés au temps marqué; ils remplirent le but que Dieu leur avait assigné.

Le monde, qui avait observé les événements, comptait bien que, si la date passait sans que le Seigneur vînt, tout l'édifice de l'adventisme s'écroulerait. Ceux de ses adhérents qui ne purent supporter le ridicule abandonnèrent la foi. Les autres demeurèrent fermes. Les fruits qui avaient caractérisé le mouvement : l'humilité, l'examen de conscience, le renoncement au monde et la transformation de nombreuses vies prouvaient à ces croyants qu'il venait de Dieu, dont la puissance avait indubitablement rendu témoignage à leur prédication. D'autre part, ils ne découvraient aucune erreur dans le calcul des périodes prophétiques, et leurs adversaires les plus redoutables n'avaient pas réussi à démolir leur système d'interprétation. Ils ne pouvaient donc consentir, sans preuves scripturaires, à renoncer aux conclusions auxquelles ils étaient arrivés par la prière et une étude approfondie des Écritures, conclusions qui avaient défié l'éloquence, la critique la plus sagace et l'opposition la plus acharnée des prédicateurs populaires et des sages selon le monde. Ils restaient donc insensibles aux quolibets et aux ricanements des gens de haut et de bas étage.

Il est vrai qu'il y avait eu méprise quant à l'événement attendu; mais ce fait lui-même ne pouvait pas ébranler leur foi en la Parole de Dieu. Quand le prophète Jonas avait proclamé dans les rues de Ninive que dans quarante jours la ville serait détruite, le Seigneur agréa l'humiliation des Ninivites et prolongea leur temps de grâce; le message de Jonas n'en était pas moins de Dieu, et c'était conformément à sa volonté que Ninive avait été mise à l'épreuve. Les adventistes comprirent que, de la même façon, Dieu les avait chargés d'annoncer la proximité du jugement. « Ce message, dirent-ils, a éprouvé les coeurs de tous ceux qui l'ont entendu; d'une part, il a suscité l'amour de l'avènement du Christ, et, d'autre part, il a éveillé contre cette venue une haine plus ou moins visible, mais connue de Dieu. Il a tiré une ligne de démarcation... permettant à ceux qui prennent la peine de sonder leur coeur de savoir de quel côté ils se seraient trouvés si le Seigneur était venu : s'ils se fussent écriés : "Voici, c'est notre Dieu, en qui nous avons confiance, et c'est lui qui nous sauve", ou s'ils eussent demandé "aux montagnes et aux rochers" de tomber sur eux et de les cacher "devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau". De cette façon, croyons-nous, Dieu a éprouvé la foi de son peuple afin de démontrer si, devant une crise, ce peuple abandonnerait le poste où il l'avait placé, ou si, tournant le dos au monde, il s'appuierait avec une confiance inébranlable sur la Parole de Dieu. » (The Advent Herald and Signs of the Times Reporter, vol. VIII, no 14)

Les sentiments de ceux qui conservaient l'assurance que Dieu les avait dirigés dans les circonstances qu'ils venaient de traverser sont ainsi exprimés par William Miller : « Si je devais recommencer ma vie, écrivait cet homme de Dieu, avec les preuves que j'avais alors en main, je devrais, pour rester honnête devant le Seigneur et devant les hommes, refaire ce que j'ai fait... Je considère mes vêtements comme nets du sang de mes semblables. J'ai le sentiment d'avoir fait tout ce qui dépendait de moi pour n'être en rien responsable de leur condamnation... Quoique deux fois désappointé dans mes espérances, je ne suis ni abattu ni découragé... Mon espérance dans le retour du Seigneur est aussi forte que jamais. Je n'ai fait qne ce que j'ai considéré comme étant mon devoir, après des années d'études approfondies. Si je me suis trompé, c'est en voulant manifester de la charité, de l'amour à mes semblables et en cherchant à accomplir mon devoir envers Dieu... Une chose est bien certaine : ce que j'ai prêché, je l'ai cru, et Dieu a été avec moi; sa puissance a été manifesté, et beaucoup de bien en est résulté... Autant qu'il soit possible d'en juger par les apparences, des milliers de personnes ont été amenées, par la prédication de la date [du retour du Christ] à étudier les Écritures et se sont réconciliées avec Dieu par la foi et par l'aspersion du sang de Jésus . » (Bliss, Memoirs of William Miller, p. 256, 255, 277, 280, 281) « Je n'ai jamais brigué les sourires des grands, ni tremblé devant la colère du monde. Je n'achèterai pas maintenant leur faveur ni ne provoquerai inutilement leur haine. Je ne leur demanderai jamais de m'épargner la vie, ni ne refuserai, j'espère, de la sacrifier si Dieu le jugeait à propos. » (James White, Life of William Miller, p. 315)

Dien ne délaissa pas son peuple; son Esprit continua de reposer sur ceux qui ne rejetèrent pas inconsidérément la lumière qu'ils avaient reçue et ne se tournèrent pas contre le mouvement adventiste. On trouva dans l'épître aux Hébreux des paroles d'encouragement et d'avertissement à l'adresse des enfants de Dieu éprouvés et dans l'attente à cette heure de crise : « N'abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. Et mon juste vivra par la foi; mais, s'il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (
Hébreux 10:35-39)

Cette exhortation est adressée à l'Église des derniers jours, car il est dit : « Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera point. » En outre, on y remarque l'annonce voilée d'un retard apparent. Ces conseils s'appliquaient particulièrement bien à la situation des adventistes à ce moment-là. Les gens visés dans ce passage étaient en danger de faire naufrage quant à la foi. Ils avaient accompli la volonté de Dieu en suivant les directions de son Esprit et de sa Parole; toutefois, ne comprenant pas son dessein dans ce qui leur était arrivé, et ne voyant pas leur chemin, ils étaient tentés de douter que Dieu les eût conduits. Alors, cette parole prenait pour eux tout son sens : « Mon juste vivra par la foi. »

Pendant que la lumière éclatante du « cri de minuit » avait éclairé leur sentier, que les sceaux de la prophétie avaient été rompus et que les signes de l'imminence du retour du Christ s'accomplissaient sous leurs yeux en rapide succession, ils avaient, pour ainsi dire, marché par la vue. Mais maintenant, écrasés sous le poids de leurs espérances déçues, ils ne pouvaient subsister que par la foi en Dieu et en sa Parole. Un monde moqneur leur disait : « On vous a trompés. Abandonnez votre foi, et reconnaissez que le message adventiste est de Satan. » Mais la Parole de Dieu répondait: « Si quelqu'un se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. » Renoncer maintenant à leur foi et renier la puissance du Saint-Esprit qui avait accompagné le message, c'eût été courir à la perdition. Ils étaient encouragés à demeurer fermes par ces paroles de Paul : « N'abandonnez donc pas votre assurance... car vous avez besoin de persévérance... encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir, viendra, et il ne tardera pas. » Leur seule sécurité était de serrer précieusement la lumière que Dieu leur avait déjà donnée, de retenir fermement ses promesses, de persévérer dans l'étude de sa Parole et d'attendre patiemment de nouvelles lumières.
 

QU'EST-CE QUE LE SANCTUAIRE?

« Deux mille trois cents soirs et matins; puis le sanctuaire sera purifié. » (Daniel 8.14) Cette déclaration, la base et la colonne centrale de la foi adventiste, était familière à tous les amis du prochain retour du Christ. Répétée par des milliers de bouches, elle était comme le mot d'ordre de leur foi. Tous étaient convaincus que leurs espérances les plus glorieuses et les plus chères dépendaient des événements prédits dans ce passage dont la période prophétique expirait en l'automne de 1844. Avec tout le monde chrétien, les adventistes croyaient alors que la terre, en totalité ou en partie, constituait le sanctuaire, et que la « purification du sanctuaire » signifiait l'embrasement du globe par le feu au dernier jour, c'est-à-dire au moment du retour du Seigneur, qui, selon cette interprétation, devait se produire en 1844.

Or, le temps fixé avait passé et le Seigneur n'était pas revenu. Mais les croyants savaient que la Parole de Dieu ne peut faillir. Il fallait donc qu'il y eût quelque erreur dans leur interprétation de la prophétie; mais où était cette erreur? Un grand nombre pensèrent avoir résolu le problème en niant que les deux mille trois cents jours se fussent terminés en 1844. Sur quoi basaient-ils leur affirmation? Uniquement sur le fait que Jésus n'était pas revenu au moment où on l'attendait. Ils prétendaient que si les deux mille trois cents jours avaient pris fin en 1844, le Seigneur serait venu pour purifier la terre par le feu, et que, du moment qu'il n'était pas venu, l'aboutissement de la prophétie en question ne coïncidait pas avec cette date.

Accepter cette conclusion, c'était renoncer au calcul adopté pour les périodes prophétiques. On avait constaté que les deux mille trois cents jours partaient de l'automne de l'année 457 avant notre ère, date à laquelle était entré en vigueur le décret d'Artaxerxès ordonnant la restauration et la reconstruction de Jérusalem. En prenant cette date comme point de départ, on se rendit compte que tous les événements jalonnant cette période d'après le texte de Daniel (
chap. 9, versets 25-27) s'étaient parfaitement accomplis. Soixante-neuf semaines, soit les quatre cent quatre-vingt-trois premières années de cette période, devaient aboutir « au Christ », à « l'Oint » (ou Messie); or, le baptême et l'onction de Jésus, qui eurent lieu en l'an 27, se produisirent exactement à la date fixée. Au milieu de la soixante-dixième semaine, le Messie devait être « retranché ». Or, Jésus avait été crucifié juste trois ans et demi après son baptême, au printemps de l'an 31 de notre ère. Et comme les soixante-dix semaines (ou quatre cent quatre-vingt-dix ans) étaient exclusivement réservées au peuple juif, à l'expiration de cette période, en l'an 34 de notre ère, Israël ayant définitivement rejeté le Christ en persécutant ses disciples, les apôtres s'étaient tournés vers les Gentils. Les quatre cent quatre-vingt-dix premières années écoulées, il restait encore mille huit cent dix ans de la période des deux mille trois cents. Si l'on ajoute 1810 à l'an 34, on aboutit à l'année 1844. C'est alors, dit l'ange, que « le sanctuaire sera purifié ». Tous les détails de la prophétie s'étaient donc accomplis à point nommé.

Avec ce calcul tout cela était clair et concordant, sauf un seul point : aucun événement répondant à la purification du sanctuaire n'avait marqué l'année 1844. Nier que cette période aboutit à cette date, c'était tout remettre en question et renoncer à des positions établies par d'indéniables accomplissements de la prophétie.

Or, le Dieu qui avait conduit son peuple durant tout le cours du grand mouvement adventiste, celui qui l'avait honoré de sa puissance et de sa gloire, n'allait pas permettre que son oeuvre sombrât dans les ténèbres et le désespoir, taxée d'imposture et de fanatisme. Un grand nombre de croyants abandonnaient leur ancien calcul des périodes prophétiques et reniaient le grand mouvement qui en était issu, mais d'autres n'étaient pas disposés à abjurer des points de foi appuyés sur les faits, les Écritures et le témoignage de l'Esprit de Dieu. Convaincus d'avoir adopté dans leur étude des prophéties des principes d'interprétation parfaitement sains, ils estimaient que leur devoir était de rester fidèles à ce qui était acquis. Adressant à Dieu de ferventes prières, ils se remirent à examiner les bases de leur foi, afin de découvrir leur erreur. N'en trouvant aucune dans le calcul des périodes prophétiques, ils en vinrent à examiner avec plus de soin la question du sanctuaire.

Cette étude les amena d'abord à la conclusion que rien dans les Écritures ne soutenait la croyance populaire selon laquelle la terre serait le sanctuaire. En revanche, ils y trouvèrent un exposé complet de la question du sanctuaire, de sa nature et de ses services. Au fait, le témoignage des auteurs sacrés était si étendu et si clair que l'hésitation était impossible. Dans l'épître aux Hébreux, l'apôtre Paul disait textuellement : « La première alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre. Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée le lieu saint, étaient le chandelier, la table et les pains de proposition. Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints, renfermant l'autel d'or pour les parfums et l'arche de l'alliance, entièrement recouverte d'or. Il y avait dans l'arche un vase d'or contenant la manne, la verge d'Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l'alliance. Au-dessus de l'arche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. » (
Hébreux 9.1-5)

Le sanctuaire dont parlait l'apôtre, c'était le tabernacle que Moïse construisit sur l'ordre de Dieu pour être la demeure terrestre du Tout-Puissant. « Ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux. » (
Exode 25.8) Les Israélites voyageant alors dans le désert, le tabernacle fut construit de façon à pouvoir être démonté et transporté de lieu en lieu. Néanmoins, cette construction était d'une grande magnificence. Ses parois, faites de planches plaquées d'une forte couche d'or laminé, étaient assemblées et enchâssées dans des socles d'argent. La toiture était formée d'une série de tapis superposés. La couverture extérieure était de peaux, tandis que celle de l'intérieur se composait d'une tapisserie de fin lin sur laquelle étaient brodées des figures de chérubins. Entouré d'une cour ou parvis extérieur, où se trouvait l'autel des holocaustes, le tabernacle -- ou la tente -- consistait en deux pièces appelées respectivement le lieu saint et le lieu très saint (on saint des saints). Ces deux pièces étaient séparées par une magnifique draperie. Un voile d'un tissu semblable, formant portière, fermait l'entrée de la première pièce.

Dans le lieu saint, au midi, se trouvait le chandelier à sept lampes éclairant nuit et jour le sanctuaire; au nord il y avait la « table des pains de proposition », et devant le voile séparant le lieu saint du lieu très saint était l'autel d'or, ou « autel des parfums », duquel une nuée odoriférante montait chaque jour devant Dieu avec les prières d'Israël.

Le lieu très saint renfermait « l'arche de l'alliance », coffret de bois précieux, plaqué d'or, contenant les deux tables de pierre sur lesquelles Dieu avait gravé les dix commandements. Le « propitiatoire », qui en formait le couvercle, était une oeuvre d'art forgée d'une seule pièce d'or massif. À chaque extrémité, il portait un chérubin en or battu. Dans cette pièce, entre les chérubins, se manifestait la présence divine, voilée par une nuée resplendissante.

Après l'établissement des Hébreux en Canaan, le tabernacle fut remplacé par le temple de Salomon, édifice beaucoup plus vaste et permanent, mais conservant les mêmes proportions et les mêmes pièces d'ameublement. C'est sous cette forme que le sanctuaire a subsisté -- sauf pendant la période où il resta en ruine, aux jours de Daniel -- jusqu'à sa destruction par les Romains en l'an 70 de notre ère. Tel était le seul sanctuaire mentionné dans les Écritures comme ayant existé sur la terre. Saint Paul nous informe que c'était le sanctuaire de l'ancienne alliance. Mais la nouvelle alliance n'a-t-elle pas, elle aussi, un sanctuaire?

Revenant à l'épître aux Hébreux, les croyants avides de lumière remarquèrent que l'existence d'un second sanctuaire, celui de la nouvelle alliance, était impliquée dans les paroles de Paul déjà citées : « La première alliance avait aussi des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre. » Le mot « aussi » rappelait que Paul avait déjà mentionné un autre sanctuaire. On lit, en effet, au
chapitre 8 : « Le point capital de ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. » (Hébreux 8.1, 2)

Voici donc le sanctuaire de la nouvelle alliance. Celui de l'ancienne alliance, construit par Moïse, avait été dressé par les hommes; celui-ci est dressé par le Seigneur, et non par un homme. Dans le premier, le service était assuré par des sacrificateurs terrestres; dans le second, c'est Jésus-Christ, notre souverain sacrificateur, qui officie à la droite de Dieu. L'un était sur la terre, l'autre est dans le ciel.

En outre, le tabernacle construit par Moïse avait été fait d'après un modèle. Le Seigneur lui avait dit en effet : « Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d'après le modèle que je vais te montrer. » L'ordre est répété en ces termes : « Regarde et fais d'après le modèle qui t'est montré sur la montagne. » (
Exode 25.9, 40)

Or, Paul déclare que le premier tabernacle « est une figure pour le temps actuel, où l'on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte »; que ses lieux saints sont « les images des choses qui sont dans les cieux »; que les sacrificateurs qui présentaient les dons selon la loi célébraient un culte qui n'était « que l'image et l'ombre des choses célestes », et que le Christ est « entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu ». (
Hébreux 9.9, 23; 8.5; 9.24)

Le sanctuaire céleste dans lequel Jésus exerce maintenant son sacerdoce est l'auguste original dont le sanctuaire construit par Moïse était la copie. Dieu avait donné son Esprit aux constructeurs du sanctuaire terrestre, dont le génie artistique était une manifestation de la sagesse divine. Celle-ci éclatait partout : dans les parois du tabernacle, qui paraissaient d'or massif et réfléchissaient en tous sens les sept lumières du chandelier, dans la table des pains de proposition et l'autel des parfums où rutilait l'or poli, dans la riche tapisserie formant le plafond, parsemée de figures de chérubins brodées en bleu, en pourpre et en écarlate. Au-delà du second voile, au-dessus du propitiatoire, la gloire de Dieu se manifestait dans la sainte Shekinah, en présence de laquelle nul, sauf le souverain sacrificateur, ne pouvait pénétrer et vivre.

L'incomparable splendeur du sanctuaire terrestre reflétait aux regards d'Israël les gloires du tabernacle céleste où Jésus-Christ, notre précurseur, réside maintenant en la présence de Dieu. Le palais du Roi des rois, entouré de mille milliers de servants et de dix mille millions d'assistants ( voir
Daniel 7.10); ce temple embrasé de la gloire du trône éternel, où d'étincelants gardiens, les séraphins, adorent en se voilant la face, ne trouvait qu'une pâle image de son immensité et de sa gloire dans les constructions les plus luxueuses érigées par la main des hommes. Néanmoins, les rites qui s'y déroulaient révélaient des faits importants touchant le sanctuaire céleste et l'oeuvre qui s'y poursuit pour la rédemption de l'homme.

Les lieux saints du sanctuaire céleste sont figurés par les deux pièces du sanctuaire terrestre. Lorsque saint Jean eut le privilège de contempler en vision « le temple de Dieu qui est dans le ciel », il vit « devant le trône sept lampes ardentes » (
Apocalypse 4.5); il y vit aussi un ange « ayant un encensoir d'or », auquel on « donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrit, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône » (Apocalypse 8.3). L'endroit où avait lieu cet office était la première pièce du sanctuaire céleste, puisque le prophète y aperçut les sept lampes ardentes et l'autel d'or, représentés par le chandelier d'or et l'autel des parfums du sanctuaire terrestre. Puis, « le temple de Dieu dans le ciel s'étant ouvert » (Apocalypse 11.19), le révélateur, plongeant les regards au-delà du voile jusque dans le saint des saints, y distingua « l'arche de son alliance », représentée par le coffret sacré fait par Moïse pour contenir les tables de la loi de Dieu.

Au cours de cette étude, on trouva des preuves indiscutables de l'existence d'un sanctuaire dans le ciel. En effet, Moïse avait construit son sanctuaire d'après le modèle qui lui avait été montré; Paul enseigne que ce modèle était le tabernacle véritable qui est dans le ciel, et Jean affirme qu'il l'a contemplé!

C'est dans ce temple, résidence de Dieu, que son « trône est établi pour la justice et le jugement ». Dans ce lieu très saint se trouve sa loi, la grande norme du bien et du mal par laquelle le monde sera jugé. Et c'est devant l'arche où elle est renfermée, recouverte du propitiatoire, que Jésus plaide les mérites de son sang en faveur du pécheur. C'est ainsi que, dans le plan de la rédemption humaine, est représentée l'union de la justice et de la miséricorde. Seule la sagesse infinie pouvait concevoir un tel accord, et seule la puissance infinie pouvait le réaliser. Il remplit le ciel d'étonnement et d'adoration. Les chérubins du sanctuaire terrestre, les yeux respectueusement baissés sur le propitiatoire, représentaient l'intérêt avec lequel les armées célestes contemplent l'oeuvre de la rédemption. Cette oeuvre -- mystère de miséricorde dans lequel « les anges désirent plonger leurs regards » -- révèle comment, tout en restant juste, Dieu peut justifier le pécheur et renouer des relations avec une race déchue; comment Jésus-Christ a pu descendre dans l'abîme de la perdition pour en retirer des multitudes de créatures qu'il couvre du vêtement immaculé de sa justice, pour les réunir aux anges fidèles et les introduire à tout jamais en la présence de Dieu.

L'oeuvre du Sauveur comme intercesseur de l'homme est présentée dans la belle prophétie de Zacharie relative à celui dont le nom est « Germe ». « Lui, il bâtira le palais de l'Éternel, dit le prophète, et lui, il portera la splendeur; et il siégera et dominera sur son trône [celui de son Père]; et il sera sacrificateur sur son trône; et il y aura un conseil de paix entre les deux. » (
Zacharie 6.13 vers. de Lausanne)

« Il bâtira le temple de l'Éternel. » Par son sacrifice et sa médiation, Jésus-Christ est à la fois le fondement et le constructeur de l'Église de Dieu. L'apôtre Paul le désigne comme la « pierre angulaire » sur laquelle « tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur ». « En lui, ajoute-t-il, vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en esprit. » (
Éphésiens 2.20-22)

« Il apportera la splendeur. » C'est au Christ que revient la gloire de la rédemption de l'espèce humaine. Pendant les siècles éternels, les rachetés chanteront : « À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, ... à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! » (
Apocalypse 1.5, 6)

« Il siégera et dominera sur son trône; il sera sacrificateur sur son trône. » Il n'est pas encore, actuellement, « sur le trône de sa gloire »; le royaume de gloire n'a pas encore été inauguré. Ce n'est que lorsque son oeuvre sacerdotale sera achevée que « Dieu lui donnera le trône de David, son père », et que « son règne n'aura point de fin ». (
Luc 1:32, 33) En sa qualité de sacrificateur, Jésus est maintenant assis avec son Père sur son trône. (Apocalypse 3.21) Celui qui a « porté nos souffrances » et qui s'est « chargé de nos douleurs », celui « qui a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché », afin de pouvoir « secourir ceux qui sont tentés », c'est le même qui est maintenant assis sur le trône de l'Être éternel, de celui qui a la vie en lui-même. « Si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. » (Ésaïe 53.4; Hébreux 4.15; 2.18; 1 Jean 2.1) « Son intercession se fonde sur son corps meurtri et sa vie immaculée. Ses mains et ses pieds blessés, son côté percé, plaident en faveur de l'homme déchu, dont la rédemption fut acquise à ce prix infini.

« Il y aura un conseil de paix entre les deux. » L'amour du Père, non moins que celui du Fils, est la source du salut de notre race perdue. Avant de les quitter, Jésus dit à ses disciples : « Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous; car le Père lui-même vous aime. » (
Jean 16.26, 27) « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même. » (2 Corinthiens 5.19) Par l'oeuvre sacerdotale de Jésus dans le sanctuaire céleste, « il y aura un conseil de paix entre les deux ». « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean 3.16)

Les Écritures définissaient donc clairement le sanctuaire. Le terme « sanctuaire » y désigne en premier lieu le tabernacle construit par Moïse, comme ombre des choses célestes, et, en second lieu, le « véritable tabernacle » sur lequel le terrestre était destiné à nous faire porter les regards. À la mort de Jésus, le service symbolique prit fin. Le « véritable tabernacle », le sanctuaire céleste, est le sanctuaire de la nouvelle alliance. Et comme la prophétie de
Daniel 8.14 s'accomplit sous cette alliance, le sanctuaire mentionné dans cette prophétie doit forcément être celui de la nouvelle alliance. À la fin des deux mille trois cents jours, en 1844, il y avait plusieurs siècles que le sanctuaire terrestre avait disparu. Il s'ensuit que la prédiction : « Deux mille trois cents soirs et matins; puis le sanctuaire sera purifié », se rapporte incontestablement au sanctuaire céleste.

La question la plus importante restait à résoudre : Qu'est-ce que la purification du sanctuaire? L'Ancien Testament nous apprend qu'il y avait une purification du sanctuaire terrestre. Mais peut-il y avoir quelque chose à purifier dans le ciel? Au
neuvième chapitre de l'épître aux Hébreux, il est clairement question de la purification tant du sanctuaire terrestre que du sanctuaire céleste. « Presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon. Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière [par le sang des animaux], que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là », c'est-à-dire par le sang précieux du Christ. (Hébreux 9.22, 23)

Dans l'ombre comme dans la réalité, c'est par le sang que tout devait être purifié; dans la première, par le sang des animaux; dans la seconde, par le sang de Jésus. La purification devait se faire par le sang, nous dit Paul, parce que « sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon ». Ce pardon, c'est l'enlèvement des péchés. Mais comment expliquer la présence du péché dans le sanctuaire, soit sur la terre soit au ciel? C'est ce que nous apprend le rituel symbolique, « image et ombre des choses célestes ». (
Hébreux 8.5)

Les cérémonies du sanctuaire terrestre comportaient deux phases. Chaque jour de l'année, les sacrificateurs officiaient dans le lieu saint, tandis qu'une fois l'an le souverain sacrificateur accomplissait dans le lieu très saint un rite spécial appelé la purification du sanctuaire. Jour après jour, le pécheur repentant amenait son offrande à la porte du sanctuaire et confessait ses péchés en plaçant ses mains sur la tête de la victime. Il transférait ainsi symboliquement sa culpabilité sur la tête de la victime innocente. L'animal était alors égorgé. « Sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon. » « L'âme de la chair est dans le sang. » (
Lévitique 17.11) La loi de Dieu violée exigeait la mort du transgresseur. Le sang, image de la vie du pécheur dont la victime portait la culpabilité, était introduit par le sacrificateur dans le lieu saint, et aspergé devant le voile derrière lequel se trouvait la loi transgressée. Par cette cérémonie, le péché était figurativement transféré par le sang dans le sanctuaire. Dans certains cas, le sang n'était pas porté dans le lieu saint; mais alors la chair de la victime expiatoire devait être mangée par les fils d'Aaron, selon cette déclaration de Moïse : « L'Éternel vous l'a donnée, afin que vous portiez l'iniquité de l'assemblée. » (Lévitique 10.17) Les deux cérémonies symbolisaient le transfert des péchés du pénitent au sanctuaire.

Telle est l'oeuvre qui s'accomplissait jour après jour, l'année durant. Les péchés d'Israël étant ainsi portés au sanctuaire, il fallait, par quelque rite spécial, procéder à leur enlèvement. Dieu avait ordonné une purification pour chacune des deux pièces du lieu sacré. « Il fera l'expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d'Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché. Il fera de même pour la tente d'assignation, qui est avec eux au milieu de leurs impuretés. » L'expiation devait aussi servir pour l'autel : « Il le purifiera et le sanctifiera, à cause des impuretés des enfants d'Israël. » (
Lévitique 16.16, 19)

Une fois l'an, au grand jour des expiations, le souverain sacrificateur entrait dans le lieu très saint pour purifier le sanctuaire. Les rites de ce jour achevaient le cycle annuel des cérémonies. On amenait à la porte du sanctuaire deux boucs que l'on tirait au sort : « un sort pour l'Éternel, et un sort pour Azazel. » (
Lévitique 16.8)
Le bouc sur lequel tombait le sort pour l'Éternel était immolé en offrande pour les péchés du peuple. Le sacrificateur devait en porter le sang au-dedans du voile, et en faire aspersion devant et sur le propitiatoire, ainsi que sur l'autel des parfums qui était devant le voile.

Aaron devait alors poser ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et se conformer aux instructions suivantes : « Et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d'Israël, et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l'aide d'un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée. » (
Lévitique 16.21, 22) Le bouc émissaire ne rentrait plus dans le camp d'Israël, et l'homme qui l'avait emmené était tenu de laver son corps et ses vêtements avant de rentrer an camp.

Tout ce symbolisme était destiné à inculquer aux Israëlites la sainteté de Dieu et son horreur du péché; il montrait, de plus, qu'il n'est pas possible d'entrer en contact avec le péché sans en être souillé. Tant que durait ce rite de la propitiation, chacun était tenu de s'humilier. Toutes les affaires devaient être interrompues, et la congrégation d'Israël, appelée à faire devant Dieu un sérieux examen de conscience, devait passer la journée dans la contrition, dans la prière et dans le jeûne.

Cette cérémonie nous enseigne des vérités importantes touchant l'expiation. Le sang de l'offrande offerte par le pécheur n'annulait point son péché. Le sacrifice ne faisait que le transférer au sanctuaire. En présentant le sang d'une victime le pécheur reconnaissait les droits de la loi, confessait sa culpabilité et exprimait son désir d'être pardonné par la foi au Rédempteur à venir; mais il n'était pas encore entièrement affranchi de la condamnation de la loi. Le jour des expiations, le souverain sacrificateur recevait de la congrégation une victime, entrait dans le lieu très saint avec le sang de celle-ci et en aspergeait le propitiatoire, directement au-dessus des tables de la loi à laquelle il fallait donner satisfaction. Puis, en sa qualité de médiateur, il se chargeait des péchés du peuple d'Israël, qu'il enlevait du sanctuaire. Plaçant alors les mains sur la tête du bouc émissaire, il confessait tous les péchés d'Israël et les transférait ainsi en image sur le bouc, qui les emportait au désert. Toutes les transgressions du peuple étaient alors considérées comme ayant disparu pour toujours.

Ce qui se faisait en figure dans le sanctuaire terrestre se fait en réalité dans le sanctuaire céleste. À son ascension, Jésus y revêtit ses fonctions de souverain sacrificateur. Saint Paul le dit : « Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. » (
Hébreux 9.24; Voir Appendice a46)

La fonction quotidienne des sacrificateurs « au-delà du voile » séparant le lieu saint du parvis représentait le sacerdoce exercé par Jésus dès son ascension. Il y plaidait devant son Père les mérites de son sang en faveur des pécheurs et lui présentait, avec le précieux parfum de sa justice, les prières des croyants repentants. C'est là que la foi des disciples suivit Jésus quand il fut dérobé à leur vue. C'est là qu'allait leur espérance, « cette espérance qui, comme une ancre de l'âme, sûre et solide, pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours ». « Étant entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non par l'intermédiaire du sang des boucs et des veaux, mais par celui de son propre sang, ayant trouvé un rachat éternel. » (
Hébreux 6.19, 20; Hébreux 9.12)

Pendant dix-huit siècles, Jésus a exercé son sacerdoce dans la première pièce du sanctuaire; son sang a plaidé en faveur des croyants repentants, assurant leur pardon et leur réconciliation avec le Père. Cependant, leurs péchés subsistaient encore sur les registres du ciel. De même que dans le culte mosaïque l'année se terminait par un acte de propitiation, de même le ministère du Sauveur pour la rédemption des hommes est complété par une oeuvre d'expiation ayant pour but d'éliminer les péchés du sanctuaire céleste. Cette oeuvre commença à la fin des deux mille trois cents jours. À ce moment, selon la prophétie de Daniel, notre souverain sacrificateur entra dans le lieu très saint, où il s'acquitte de la dernière partie de sa mission sacrée : la purification du sanctuaire.

De même qu'anciennement les péchés du peuple étaient placés, par la foi, sur la victime pour le péché, et, par le sang de cette dernière, transférés en image dans le sanctuaire terrestre, ainsi, dans la nouvelle alliance, les péchés de ceux qui se repentent sent placés figurativement par la foi sur le Sauveur, et, littéralement, dans le sanctuaire céleste. Et de même que le sanctuaire terrestre devait être symboliquement purifié par l'enlèvement des péchés qui l'avaient souillé, ainsi il faut que le sanctuaire céleste subisse une purification réelle par l'élimination, par l'effacement des péchés qui y sont inscrits. Mais cela n'est possible que si les registres du ciel ont été préalablement examinés, pour déterminer quels sont les mortels qui, par la foi en Jésus, se sont mis au bénéfice de son expiation. La purification du sanctuaire comporte donc une enquête judiciaire. Or, cette enquête doit précéder la venue du Seigneur, puisqu'il vient « pour rendre à chacun selon ce qu'est son oeuvre ». (
Apocalypse 22.12)

Et voilà comment les adventistes qui marchaient dans la lumière de la parole prophétique comprirent que leur Sauveur, au lieu de descendre du ciel à la fin des deux mille trois cents ans, en 1844, était entré dans le lieu très saint du sanctuaire céleste pour y achever l'oeuvre de propitiation devant préparer sa venue sur la terre.

On vit également que si, d'une part, l'offrande pour le péché figurait le Sauveur comme victime expiatoire, et le souverain sacrificateur comme médiateur, le bouc émissaire, d'autre part, représentait Satan, l'auteur du péché, sur qui les fautes des vrais convertis seront placées. Quand le souverain sacrificateur, en vertu du sang de la victime, enlevait les péchés du sanctuaire, il les plaçait sur le bouc émissaire. De même, quand -- à l'issue de son sacerdoce et en vertu des mérites de son sang -- Jésus éliminera du sanctuaire céleste les péchés de son peuple, il les placera sur Satan, qui en portera la pénalité dernière. Le bouc émissaire emmené dans un lieu désert pour ne plus jamais reparaître dans la congrégation d'Israël signifiait que Satan sera à tout jamais banni de la présence de Dieu et de son peuple, et anéanti lors de la destruction finale du péché et des pécheurs. /
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