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Lueur trompeuse

Scandalisé par ses élans de beauté, par ses pans de soie,

Fussent si tant et maintes fois qu'il la voit?

Elle sort tout droit d'une bande dessinée,

Son corps un échafaud porté par dessus des serpents ensorcelés.


Suis-je fou? Voyez-vous aussi cet humain éclat féerique?

Pour lequel chaque cellule mienne se déprave, se rue prise de panique.

Pour cette maudite allure qui désorientera l'ordre de ma raison

A jamais entre mille je retrouverai sur les yeux qu'il confond.

Posé un opaque foulard, son déstabilisant poison!


La nuit, seul, il peut dériver a son aise par l'imagination,

Chassé dans cette pirogue reposante, suivant le désir du sillon,

Elle, lui, pensées liées parcourent les bonnes floraisons,

Un soir ou tournoyait l'incertitude, on les vit rire dur,

En se recueillant sur la tombe des maux futurs!


Mais le matin, balayant sauvage les dernières brumes dissipes,

Appelle les rayons premiers qui se posent en son cœur froissé,

rappelle la réalité qui s'étire, s'éveille dans sa conscience abimée,

Et devant elle, tremblant et perdu, et tourne son âme galvaudée!


Elle jette a lui ses sourires et semble s'en amuser.

Puis danse puis tourne autour de son jouet futile.

Qui de ses rondes las, fuit découler le flot de sa pensée

Meurtrie, sa personne haïssant, tant qu'elle lui semble inutile.


Par la foret, retenant il vas ses larmes sourdes,

Oh que lui pèsent ses jambes, ses bras, sa carcasse lourde!

Mais le pas lent de la nature apaise son flanc,

En chantant le soulage, ses vaines pensées dissipées au vent,

Il y la déverse tranquillement son flot qui la fait pousser fière,

Cette verdure qui sourde l'accompagne dans sa prière!


Sans trace et passe le temps, et passe, et passe, et passe...

Par sa crinière s'agite cette brosse devant le glace,

Sa morne face deperissante, ces pâleurs ne mentent pas,

Elle est triste, Dieu est-il vrai? D'où ce chagrin qui la noie?


Me manquerai t-il? Oh détresse inattendue! Oh miracle accouru!

Pour ce vaurien, pour cette loque incongrue qui mue!

Qu'aurait-il que mon cœur redemande? Celui-la est vrai!

C'est juste, ce qu'étouffe les autres, il le sait crier!


De mes pas au devînt il couperai les bosses,

De chaleur incertaine, doublerai mes souliers qui me chaussent,

Aux flutes purifierai le vent qui emplie mes poumons,

Le scellant de lavande intense, oh mes doux poisons!


Il me rendra aimante, moi qui passe pour cruelle, indifférente,

Des sépulcres abandonnés de l'humanité aveugle et suante,

Ces flots de vérité apportera qui gisent tout frais oubliés,

Enverra de la pitié, qui crie pour par une âme être apprivoisée.


Encore m'apportera t-il de l'ivresse ou se mellent les cœurs

Qui y plongent tournant le gris a l'or et les pleurs

En lueurs de la tendresse qui change les peaux

Flasques et tuberculées de ces bannie a l'ennui sot!


En une matte et lisse profusion d'amour enamant la et ci,

Par ces sentiers oubliés, le long bonheur vit,

Criant l'avenir, les beaux jours, sur son glaive

Forgé au fer, insigne des temps passés, que se lève


Collant gluant ce monstre aux amères ventouses

Qui suce les espoirs derniers, nommés la tristesse qui saigne

Défrichant les hectares de bien dans nos âmes ou règnent

Seuls candeurs et élans fraternels de douze


Coups de glaive repoussera ses derniers assauts.

Et du treizième, jettera son cadavre a l'eau

Serpentant par les égouts silencieux, le corps chaud

Suivra encore le noir ruisseau jusqu'au noyau

De la terre, a travers les écorces, a travers les manteaux,

Jusqu'au serin magma qui l'accueillera debout a l'échafaud.


Encore se pavanait-elle au cadran de sa glace,

Que la porta craqua, qu'il rentre lui qui fuit sans trace!

Miroir qui ne ment, pourquoi ce sourire, ces joues écarlates?

En vain essayant a tors de confondre l'habituelle plate!


Indifférente, son teint rougeoie, son souffle trépigne!

Elle est de nouveau amoureuse! A l'instant saisissant comme un signe

Le précieux de cette lueur qui éclaire le doux visage,

Il saisit en plein vol cette flamme sage


Qui au rouge vif fait sombrer par es longs baisers

Et de la chenille aveugle, martyrisante, de cruauté animée

S'envole le papillon qui voilait son cœur frais!

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